
En 2007, lors d’une résidence au Kaus Australis à Rotterdam, j’ai fait de grands collages de bandes de scotchs. Les tâches monochromes de peinture et les lignes de ces bandes créent une trame qui envahit le mur, formellement ou non. A la suite de ce travail j’ai réalisé dans un premier temps des prises de vues de personnes portant sur le visage un morceaux inutilisé de ce collage, une sorte de masque faisant disparaître le visage du sujet dans le fond. Le scotch tâché de manière aléatoire mais régulière atteint dans un premier temps la réalité tridimensionnelle de ce volume puis le fait disparaître visuellement. J’ai ensuite étendu l’expérience à d’autres partie du corps que j’ai parallèlement commencé à mettre en mouvement. J’ai nommé cette série Apprendre à disparaître.